L'essentiel en 5 points
- Le DUERP est obligatoire dès l'embauche du premier salarié, même avec un seul client.
- Les risques présents chez les clients doivent être évalués : le lieu d'exécution ne change rien à l'obligation.
- Le plan de prévention ne remplace pas le DUERP : les deux documents sont complémentaires.
- Le travail isolé n'est pas un risque à part : il aggrave les conséquences de tous les autres.
- Depuis juin 2026, l'absence de DUERP expose à une amende administrative jusqu'à 4 000 € par salarié.
01Qu'est-ce que le DUERP d'une entreprise de nettoyage ?
Le document unique d'évaluation des risques professionnels rassemble les résultats de l'évaluation des risques auxquels vos salariés peuvent être exposés pendant leur travail. Dans les métiers de la propreté, il doit refléter les conditions réelles d'intervention des agents — pas la description générale du métier.
L'évaluation doit notamment tenir compte :
- des prestations réalisées
- des produits d'entretien employés
- des machines et équipements utilisés
- des gestes et postures des salariés
- des horaires d'intervention
- des déplacements professionnels
- des caractéristiques des sites clients
- de la présence éventuelle d'autres entreprises
- des situations de travail isolé
- du temps accordé à la prestation
- des équipements mis à disposition sur place
- des mesures de prévention déjà présentes
Une société assurant le nettoyage quotidien de bureaux ne présente pas les mêmes risques qu'une entreprise intervenant dans des cuisines professionnelles, des établissements de santé, des ateliers industriels ou sur des vitres en hauteur. Les prestations en cuisine rejoignent d'ailleurs les risques décrits dans le guide DUERP pour restaurant, et celles en surface de vente ceux du guide DUERP pour commerce et magasin.
02Le DUERP est-il obligatoire dans toutes les sociétés de nettoyage ?
Oui. Le DUERP est obligatoire dès l'embauche du premier salarié, quels que soient la taille de l'entreprise, le nombre de clients et le type de prestations réalisées.
Les salariés en contrat à durée déterminée, à temps partiel, les alternants et les nouveaux embauchés doivent également être pris en compte. Dans un secteur où le turnover est élevé et où beaucoup d'agents découvrent un site en cours de contrat, cette exhaustivité n'est pas un détail administratif.
L'employeur reste responsable de l'évaluation et de la protection de la santé physique et mentale de ses salariés. L'utilisation d'un logiciel DUERP ou l'accompagnement par un intervenant extérieur facilite la démarche, mais ne transfère pas cette responsabilité.
03Quels sont les principaux risques professionnels en propreté ?
Les agents travaillent dans des locaux appartenant à d'autres entreprises. Leur environnement varie considérablement d'un client à l'autre : certains interviennent tôt le matin ou tard le soir, seuls, d'autres à proximité de machines, de véhicules, du public ou de salariés d'entreprises extérieures.
L'INRS identifie les douleurs et troubles musculosquelettiques, les chutes, les accidents liés aux déplacements ainsi que les intoxications et allergies parmi les risques majeurs des métiers de la propreté. Une liste générale ne remplace jamais l'analyse des prestations réellement réalisées, mais ces treize familles méritent une attention systématique.
Produits de nettoyage
Détergents, désinfectants, dégraissants, détartrants, décapants. Irritations, brûlures chimiques, allergies, gêne respiratoire, intoxications.
Troubles musculosquelettiques
Balayage, lavage, essuyage, dépoussiérage, aspiration, vitrerie. Gestes répétitifs, bras en hauteur, manches non réglables, cadences serrées.
Manutentions manuelles
Sacs-poubelle, seaux, bidons, aspirateurs, chariots, consommables, mobilier déplacé. Étages sans ascenseur et transport entre sites aggravent la contrainte.
Chutes de plain-pied
Le nettoyage crée lui-même la situation dangereuse : sol humide, câbles d'équipement, passages encombrés. Le risque touche aussi les occupants des lieux.
Chutes de hauteur
Vitres, enseignes, rayonnages, dessus de meubles. L'usage d'une chaise ou d'un meuble comme support multiplie le danger.
Machines et équipements
Autolaveuses, monobrosses, aspirateurs industriels, nettoyeurs haute pression. Risques mécaniques, électriques, vibrations, difficulté de déplacement.
Risque électrique
Appareils électriques utilisés à proximité de surfaces humides, câbles endommagés, prises défectueuses, nettoyage près d'armoires techniques du client.
Risques biologiques
Sanitaires, déchets, fluides biologiques, moisissures, objets souillés. Niveau très variable selon le site : santé, laboratoires, locaux insalubres, après-sinistre.
Coupures et piqûres
Verre cassé, objets tranchants, aiguilles dans les sacs et corbeilles. Le danger n'est souvent pas détectable avant la manipulation.
Travail isolé
Intervention avant l'arrivée ou après le départ des salariés du client. En cas de chute, de malaise ou d'agression, l'alerte peut être très retardée.
Horaires décalés et fatigue
Interventions très matinales, tardives, de nuit ou fractionnées. Sommeil dégradé, vigilance réduite, multiplication des trajets domicile-site.
Déplacements et risque routier
Plusieurs sites dans la journée, horaires serrés, matériel transporté, météo. Les déplacements professionnels font partie du travail et entrent au DUERP.
Agressions et incivilités
Lieux ouverts au public, transports, immeubles d'habitation, structures accueillant des personnes en difficulté. Aggravé par l'isolement et les horaires tardifs.
Produits d'entretien : le mélange et le transvasement
Le risque chimique en propreté ne vient pas seulement du produit, mais de la façon dont il est manipulé. Deux pratiques concentrent les accidents graves.
Le transvasement dans un récipient non identifié — une bouteille de boisson, un flacon récupéré — fait perdre l'étiquetage, donc les mentions de danger et les consignes. Un agent qui prend le poste ne sait plus ce qu'il manipule.
Le mélange de produits incompatibles peut provoquer une réaction dangereuse. Le cas le plus connu est l'eau de Javel associée à un produit acide, notamment certains détartrants, qui libère des vapeurs toxiques dans un local souvent exigu et mal ventilé, comme des sanitaires.
L'évaluation doit s'appuyer sur les étiquettes et les fiches de données de sécurité : le Code du travail prévoit que l'employeur évalue les propriétés dangereuses des agents chimiques ainsi que les informations de sécurité communiquées par les fournisseurs.
Le travail isolé n'est pas un risque comme les autres
Travailler seul n'est pas dangereux en soi. Ce qui l'est, c'est l'effet multiplicateur : une chute, un malaise, une projection de produit dans l'œil ou une agression n'ont pas les mêmes conséquences selon qu'un collègue est à dix mètres ou que le bâtiment est vide jusqu'au lendemain matin.
L'évaluation doit donc porter moins sur l'isolement lui-même que sur ce qui se passe ensuite : moyens de communication disponibles, couverture réseau dans les sous-sols et parkings, possibilité d'appeler les secours, et surtout organisation prévue lorsqu'un salarié ne répond plus ou n'a pas signalé sa fin d'intervention.


04Faut-il évaluer les risques présents chez les clients ?
Oui, et c'est la spécificité qui distingue le DUERP de propreté de tous les autres. Vos salariés sont exposés à des dangers que vous n'avez pas créés, dans des locaux que vous ne maîtrisez pas, et qui peuvent changer sans que vous en soyez informé.
Selon le site, un agent peut travailler à proximité :
- de machines en fonctionnement
- de véhicules ou d'engins de manutention
- de zones de stockage
- de produits dangereux
- de travaux temporaires
- d'installations électriques
- du public
- d'animaux
- d'activités à risque biologique ou industriel
Une simple modification de l'activité du client — une nouvelle machine, un chantier, un changement de produit stocké — peut faire apparaître un danger nouveau pour vos agents. D'où l'importance des remontées de terrain : un agent qui signale un changement sur son site vous donne l'information avant l'accident.
Le plan de prévention ne remplace pas le DUERP
C'est la confusion la plus fréquente dans le secteur. Les deux documents existent, se complètent, et ne se substituent jamais l'un à l'autre.
Le DUERP est votre document : il évalue les risques auxquels vos salariés sont exposés, quel que soit le lieu où ils travaillent.
Le plan de prévention est établi conjointement avec l'entreprise utilisatrice : il porte sur les risques liés à l'interférence entre vos activités et les siennes, dans les conditions prévues par la réglementation sur les entreprises extérieures.
Un plan de prévention signé avec un client ne dispense donc en rien de tenir votre document unique. À l'inverse, un DUERP à jour ne suffit pas là où un plan de prévention est requis. La coordination avec l'entreprise cliente est le point où les deux se rejoignent.
05Comment organiser l'évaluation avec plusieurs sites d'intervention ?
Une entreprise de propreté peut intervenir chez plusieurs dizaines de clients. Un bureau, une cuisine professionnelle, un atelier industriel et un établissement de santé n'exposent pas les agents aux mêmes dangers.
La réponse n'est pas de rédiger un DUERP par client — le document unique appartient à l'employeur et reste unique. Elle est de raisonner en unités de travail : un regroupement de salariés exposés à des conditions comparables. Deux immeubles de bureaux nettoyés de la même façon relèvent d'une même unité ; le même agent affecté un jour sur deux à un bloc opératoire relève d'une unité distincte.
La démarche tient ensuite en cinq temps.
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Regrouper les sites par type d'exposition
Bureaux et tertiaire, commerces et surfaces de vente, santé et médico-social, industrie et agroalimentaire, vitrerie et travail en hauteur, remise en état après travaux. Le critère est l'exposition, pas le chiffre d'affaires du contrat.
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Observer les prestations réellement réalisées
Sur site et pendant l'intervention. Le cahier des charges décrit ce qui est vendu ; il ne dit rien du temps réel disponible, des accès, des locaux techniques ni des contournements adoptés par les agents.
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Recenser les dangers propres à chaque site
Y compris ceux du client. La visite préalable au démarrage d'un contrat est le bon moment : c'est aussi celui où l'on identifie si un plan de prévention est nécessaire.
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Hiérarchiser selon une méthode cohérente
La réglementation n'impose pas de formule unique, mais la méthode retenue doit permettre de comprendre et de justifier le classement obtenu.
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Organiser la remontée d'information
C'est le point critique en multisite : vos agents sont vos seuls yeux sur place. Sans canal simple pour signaler un changement, un danger nouveau ou un presque-accident, l'évaluation vieillit sans que personne s'en aperçoive.
Cette organisation devient vite ingérable quand les informations sont dispersées entre plusieurs fichiers, plannings et responsables de secteur. Centraliser les sites, les risques identifiés, les incidents et les actions permet de conserver une vision claire de la situation de chaque client.
06Pourquoi un modèle générique ne suffit-il pas ?
Télécharger un modèle de DUERP pour entreprise de nettoyage semble rapide. Mais une trame générique ne connaît ni vos prestations, ni vos produits, ni les caractéristiques de vos sites clients.
Deux entreprises de propreté peuvent présenter des risques très différents :
- l'une nettoie des bureaux, l'autre des sites industriels
- l'une travaille en journée, l'autre uniquement la nuit
- l'une utilise du matériel manuel, l'autre plusieurs autolaveuses
- l'une réalise du nettoyage de vitres en hauteur
- l'une intervient en établissement de santé
- l'une affecte ses agents à un site fixe, l'autre enchaîne les tournées
- l'une travaille en équipes, l'autre fait intervenir des agents seuls
- l'une gère cinq clients, l'autre soixante
Un document standard oublie des situations importantes, ou intègre des risques qui n'existent pas chez vous. Dans les deux cas, il perd sa valeur : en cas de contrôle ou d'accident, c'est l'écart entre le document et le terrain qui se voit.
Prevatis centralise vos sites, vos unités de travail, vos actions de prévention et vos échéances sur une seule plateforme.
07DUERP, plan d'action et PAPRIPACT : quelles obligations ?
Le DUERP rassemble les résultats de l'évaluation. Celle-ci doit ensuite déboucher sur des mesures concrètes.
Moins de 50 salariés. Les résultats doivent conduire à une liste d'actions de prévention des risques et de protection des salariés, consignée dans le document unique.
50 salariés et plus. L'entreprise établit un programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travail, le PAPRIPACT, qui formalise les actions prévues, les responsables, les ressources mobilisées, le calendrier et les conditions de réalisation.
Beaucoup d'entreprises de propreté franchissent ce seuil de 50 salariés sans y prêter attention, portées par la croissance du nombre de contrats. C'est un point à surveiller : l'obligation change avec l'effectif, pas avec la taille des chantiers.
08Mise à jour, conservation et accès au document
Mise à jour. Au moins une fois par an dans les entreprises d'au moins 11 salariés. En dessous de ce seuil, la mise à jour annuelle systématique n'est plus imposée, mais le document doit être actualisé dans deux cas, quel que soit l'effectif : lorsqu'un aménagement important modifie les conditions de travail, et lorsqu'une information nouvelle concernant un risque est portée à la connaissance de l'employeur.
En propreté, les déclencheurs sont fréquents : signature d'un contrat avec un nouveau type de site, utilisation d'un nouveau produit, acquisition d'une machine, création d'une prestation en hauteur, modification importante des horaires, réorganisation des tournées, apparition d'un danger chez un client, accident ou presque-accident, remontée d'une difficulté par un agent.
Conservation. Les versions successives se conservent au moins 40 ans à compter de leur élaboration. À chaque mise à jour, le document est transmis au service de prévention et de santé au travail auquel l'entreprise adhère.
Accès. Le DUERP est tenu à la disposition des salariés, des anciens salariés pour les versions correspondant à leur période d'activité, des membres du CSE, du service de prévention et de santé au travail, de l'inspection du travail et des agents des services de prévention des organismes de Sécurité sociale.
Un avis indiquant les modalités de consultation doit être affiché à un emplacement accessible aux salariés. Dans une entreprise dont les agents travaillent presque exclusivement chez les clients et passent rarement au siège, cette obligation d'affichage mérite une organisation particulière — un affichage dans un local que personne ne fréquente ne remplit pas son objet.

09Que risque une entreprise de nettoyage sans DUERP en 2026 ?
Le régime des sanctions a changé en 2026, et le changement pèse particulièrement lourd dans un secteur où les effectifs sont nombreux.
Une amende administrative, sans passage devant un juge
La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, applicable depuis le 27 juin 2026, ajoute le manquement au DUERP à la liste des manquements pouvant donner lieu à une amende administrative (article 48 de la loi ; article L. 8115-1, 6° du Code du travail).
Le directeur de la DREETS peut prononcer un avertissement ou une amende, sur rapport de l'agent de contrôle de l'inspection du travail. Le montant est plafonné à 4 000 € et s'applique autant de fois qu'il y a de salariés concernés, porté à 8 000 € par salarié en cas de nouveau manquement dans un délai de deux ans.
Le calcul par salarié change tout pour une entreprise de propreté : là où un artisan risquait une amende unique, une société de quarante agents s'expose à un montant sans commune mesure. L'employeur est informé par écrit et peut présenter ses observations avant toute décision ; la sanction est contestable devant le tribunal administratif.
La contravention pénale reste applicable
Indépendamment de cette voie administrative, l'absence de document unique ou son défaut de mise à jour constitue une contravention de cinquième classe : 1 500 € pour une personne physique, 3 000 € en cas de récidive, montants portés à 7 500 € et 15 000 € pour une personne morale.
L'enjeu réel n'est pas l'amende
En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle — une chute sur sol mouillé, une projection de produit, un trouble musculosquelettique reconnu — un DUERP absent, incomplet ou manifestement inadapté pèse lourdement dans la reconnaissance d'une faute inexcusable de l'employeur.
Vous devez pouvoir démontrer que les risques ont été sérieusement évalués et que des mesures de prévention sont effectivement suivies. Un document rédigé une fois et jamais rouvert ne le démontre pas.
10Comment simplifier la gestion du DUERP en propreté ?
Dans les entreprises de propreté, les informations de prévention sont réparties entre plusieurs fichiers, plannings, classeurs et responsables de secteur. Le DUERP dans un document, les formations dans un tableau, les équipements dans un autre fichier, et les incidents signalés par téléphone ou par courriel.
Cette dispersion tient tant que l'entreprise reste petite. Elle devient un problème dès que le nombre de sites augmente : plus personne ne sait quel danger a été signalé sur quel chantier, ni si l'action décidée a été menée.
C'est ce que fait Prevatis : création et mise à jour du DUERP, organisation des sites et unités de travail, suivi des plans d'action et du PAPRIPACT, gestion des équipements et vérifications périodiques, formations et habilitations avec alertes d'échéance, déclaration des incidents et presque-accidents, diffusion des informations aux salariés.
L'assistant d'analyse par photo aide à repérer certaines situations méritant attention sur les lieux d'intervention — utile quand le responsable ne peut pas être sur les soixante sites. Les propositions restent soumises à validation humaine : l'outil suggère, le responsable décide.
Pilotez la prévention sur tous vos sites
Prevatis vous aide à organiser vos unités de travail par type de site, à suivre vos actions de prévention et à recevoir les remontées de vos agents, depuis un espace unique. À partir de 19,90 € HT par mois, sans engagement.
11Questions fréquentes
Le DUERP est-il obligatoire pour une petite entreprise de nettoyage ?
Oui. Le document unique est obligatoire dès l'embauche du premier salarié, même si l'entreprise ne compte qu'un seul client.
Les risques présents chez les clients doivent-ils être évalués ?
Oui. L'évaluation doit tenir compte des conditions réelles d'intervention et des dangers auxquels vos salariés peuvent être exposés chez vos clients, même si ces dangers ne sont pas créés par votre entreprise.
Un plan de prévention remplace-t-il le DUERP ?
Non. Le DUERP évalue les risques auxquels les salariés de votre entreprise sont exposés. Le plan de prévention porte sur les risques d'interférence liés à l'intervention d'une entreprise extérieure chez une entreprise utilisatrice. Les deux documents sont complémentaires.
Faut-il créer un DUERP différent pour chaque client ?
Non, le DUERP appartient à l'employeur et reste unique. En revanche, des situations qui exposent les salariés à des risques nettement différents doivent pouvoir être identifiées séparément dans l'évaluation, généralement par unité de travail.
Un agent travaillant uniquement chez un client doit-il être intégré au DUERP ?
Oui. Le salarié doit être pris en compte même s'il travaille exclusivement dans les locaux d'une autre entreprise. Le lieu d'exécution ne modifie pas l'obligation de l'employeur.
Un nouveau produit d'entretien nécessite-t-il une mise à jour du DUERP ?
L'introduction d'un produit présentant de nouveaux dangers ou modifiant les conditions d'exposition constitue une information nouvelle : elle doit conduire à réexaminer l'évaluation, quel que soit l'effectif de l'entreprise.
Le travail isolé doit-il figurer dans le DUERP ?
Oui. Il n'est pas un risque autonome mais un facteur aggravant : il retarde l'alerte et les secours en cas de chute, de malaise, de projection de produit ou d'agression. L'évaluation doit porter sur les moyens de communication, la couverture réseau et l'organisation prévue lorsqu'un salarié ne répond plus.
Un logiciel suffit-il pour rendre l'entreprise conforme ?
Non. Un logiciel facilite la centralisation, la mise à jour et le suivi des actions. La conformité dépend de la qualité de l'évaluation, de sa validation et de l'application réelle des mesures de prévention.
Sources
- Service-Public Entreprendre — Le document unique d'évaluation des risques professionnels
- Service-Public Entreprendre — Les manquements au DUERP sont désormais sanctionnés
- INRS — Risques professionnels dans les métiers de la propreté
- INRS — Métiers de la propreté (ED 6409)
- Légifrance — Évaluation des risques liés aux agents chimiques dangereux